In Diario

Italie : une loi pour mettre fin à l’instabilité politique
LE MONDE | 05.05.2015 à 10h44 • Mis à jour le 05.05.2015 à 10h48 |
Par Philippe Ridet (Rome, correspondant)

Quelque chose a changé. Vraiment. Lundi 4 mai, au terme d’une quatrième lecture, les députés ont adopté une nouvelle loi électorale pour les élections législatives, qui met fin à une des particularités de la vie politique péninsulaire : l’instabilité gouvernementale. Soixante-deux gouvernements se sont succédé depuis 1945 (soit une durée de vie moyenne de 361 jours) et 25 présidents du conseil. Cette réforme ne devrait prendre effet qu’en 2016, lorsque aura été définitivement approuvée celle du Sénat, transformé en « Chambre des autonomies ».

La nouvelle loi divise le pays en une centaine de circonscriptions. Si un parti dépasse 40 % des suffrages au niveau national, il raflera 340 des 630 sièges de la Chambre, le reste étant distribué entre les formations ayant dépassé 3 %. Si aucune d’elles n’obtient 40 % des voix, un deuxième tour sera organisé entre les deux arrivées en tête pour déterminer qui empochera la prime majoritaire. Les premiers de chaque liste – presque assurés d’être élus – sont désignés par l’appareil, les autres seront départagés par le nombre de préférences qu’ils ont obtenues.

Si cette réforme très technique n’a pas passionné les Italiens, elle constitue une petite révolution culturelle. En privilégiant les partis aux dépens des coalitions, la nouvelle loi, baptisée « Italicum », doit, selon ses concepteurs,…

Recent Posts

Leave a Comment

Contatti

Scrivi una mail a stefano

Not readable? Change text. captcha txt